Exécution de "l'improductif"

Acrylique utilisé au couteau.
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160X80cm

THEME DU CONCOURS :  www.l-homme-revolte.net

 Contestation, Indignation, Provocation, Refus, Résistance, Révolte, Révolution,... : ces mots existent pour signifier que des hommes et des femmes se sont battus et se battent encore contre ce qu’ils jugent inacceptable, indécent, ignoble et indigne autour d’eux.

Nombreux sont ceux qui déjà ont lutté, ont construit ou détruit, ont résisté, et nous ont transmis par leur pensée, leurs textes, leurs œuvres, leurs actes, un héritage et une culture de la révolte.

 Ces hommes et ces femmes, nous les appelons les révoltés.

Ce concours a pour objet de leur rendre hommage et de faire connaître au public leur existence, leurs combats, et de mettre ou remettre en lumière ce patrimoine exceptionnel.

Le concours sollicite des auteurs de projet pouvant mettre en valeur cet héritage, en choisissant de représenter une ou plusieurs figures de la révolte, dans quelque domaine et quelque lieu que ce soit.

Les figures de révoltés sont librement choisies par le candidat; elles peuvent être déjà célèbres ou totalement inconnues, contemporaines ou historiques, vivantes ou mortes, être un individu, un groupe d’individus ou une institution. Le choix de personnalités locales est encouragé.

Les moyens d’expression sont libres ; il appartient à chaque participant d’exprimer au mieux, au plus proche de ses intentions, leur hommage aux révoltés dans le médium qui leur paraît le plus approprié.

Des travaux en peinture, en sculpture, en vidéo, en architecture, en musique, en écriture ou même des happenings, des installations, des scénographies,... sont acceptés.

Ce sera alors, pour chaque participant, le combat personnel de celui qui exprime, celui qui transmet, celui qui participe que de faire exister par le verbe, les images, les formes, les sons ou même les arômes, chacun de ces révoltés qui ont bâti notre environnement dans un sens qui nous réconcilie avec les hommes.

Faire œuvre de mémoire, et agir.

 

Aktion T4 est la désignation courante, utilisée après la Seconde Guerre mondiale, pour la campagne systématique d'assassinat par le régime nazi en vue d’éliminer les handicapés mentaux ou physiques. Au sens strict, elle ne concerne que les mises à mort au moyen de chambres à gaz, mais la plupart des auteurs y incluent l'élimination des malades mentaux par la famine, des injections médicamenteuses létales ou d'autres méthodes. Elle est effectuée à l'insu des proches des patients concernés et n'a pas pour but de mettre fin à des souffrances mais bien d'éliminer des individus considérés par les nazis comme une charge pour la société et une entrave à la « pureté de la race». Cette campagne est également connue sous le nom de « programme d'euthanasie » et représente une forme d'eugénisme. Mise en œuvre à la demande expresse d'Adolf Hitler, l'Aktion T4 au sens strict dure officiellement de janvier 1940 à août 1941, mais les exécutions se poursuivent jusqu'à la fin du régime nazi.

L'évêque de Münster, Clemens August von Galen, prend position publiquement dans un sermon prononcé le 3 août 1941.

« Il y a un soupçon général, confinant à la certitude, selon lequel ces nombreux décès inattendus de malades mentaux ne se produisent pas naturellement, mais sont intentionnellement provoqués, en accord avec la doctrine selon laquelle il est légitime de détruire une prétendue « vie sans valeur » - en d'autres termes de tuer des hommes et des femmes innocents, si on pense que leurs vies sont sans valeur future au peuple et à l'État. Une doctrine terrible qui cherche à justifier le meurtre des personnes innocentes, qui légitimise le massacre violent des personnes handicapées qui ne sont plus capables de travailler, des estropiés, des incurables des personnes âgées et des infirmes ! [...] Si on l'admet, une fois, que les hommes ont le droit de tuer leurs prochains « improductifs » - quoique cela soit actuellement appliqué seulement à des patients pauvres et sans défenses, atteints de maladies - alors la voie est ouverte au meurtre de tous les hommes et femmes improductifs : le malade incurable, les handicapés qui ne peuvent pas travailler, les invalides de l’industrie et de la guerre. La voie est ouverte, en effet, pour le meurtre de nous tous, quand nous devenons vieux et infirmes et donc improductifs. Alors on aura besoin seulement qu’un ordre secret soit donné pour que le procédé, qui a été expérimenté et éprouvé avec les malades mentaux, soit étendu à d'autres personnes « improductives », qu’il soit également appliqué à ceux qui souffrent de tuberculose incurable, qui sont âgés et infirmes, aux personnes handicapées de l'industrie, aux soldats souffrant de graves blessures de guerre ! »

Le sermon de Galen connaît un énorme retentissement en Allemagne et à l'étranger. À l'initiative de l'évêque, il est imprimé sous forme de lettre pastorale et lu dans les églises paroissiales ; l'évêque de Limbourg adresse au ministre de la Justice une lettre condamnant les meurtres et celui de Mayence prononce un sermon dans ce sens. « C'était le mouvement de protestation le plus puissant, le plus explicite et le plus répandu contre une politique nazie depuis le début du IIIe Reich50 Les Britanniques, qui se sont procurés le texte du sermon, en font diffuser des extraits par le service allemand de la BBC ; ils le répandent en larguant des tracts au-dessus de l'Allemagne et en en faisant circuler des exemplaires en France, en Hollande, en Pologne et dans d'autres régions d'Europe50.

Tableau Acrylique sur support bois – Exécution de l’ « improductif » 160X80cm - Technique au couteau – Finition au Caparol Binder –Thème du handicap choisit en fonction d’un bagage personnel fort sur le sujet.

 

 
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